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une veuve et deux banques au centre d’un scandale financier de plus de 2 milliards de Fcfa

une veuve et deux banques au centre d’un scandale financier de plus de 2 milliards de Fcfa


Le 27 octobre 2021, le juge du Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif et son équipe doivent se transporter à l’agence Bicec du parc à Yaoundé pour s’assurer que les accusations faites par Laurencia Tangang et sa mère contre Mme veuve Tangang, née Bangoume, sont fondées.

Les faits sont relatés par Kalara, journal d’information juridico-judiciaire. Laurencia Tangang qui vit à l’étranger est la fille aînée de feu Tangang Tsouaghu, née hors mariage avec Deseline Djayep. Elle avait été reconnue du vivant de son père.

Dans deux citations directes (plaintes), adressées par sa mère et elle-même, les plaignantes  reprochent à Mme veuve Tangang d’avoir spolié d’importants fonds du défunt conservés à la Bicec et à la CBC pour ses fins personnelles  sans tenir compte des autres ayants droits de Tangang Tsouaghu. Les plaignantes qui vivent en Grande-Bretagne, ont désigné le frère du défunt M.  Ndjemga Roger avec des procurations à l’appui, comme leur représentant devant la justice.

Le 19 octobre 2021, Roger Ndjemba soutient l’accusation en répondant aux questions du parquet et de ses avocats en présence de l’accusée. Les représentants des banques poursuivies ne comparaissent pas. M. Ndjemga Roger a  expliqué que son frère Tangang Tsouaghu est décédé le 18 avril 2008 à l’Hôpital de la Caisse nationale de la prévoyance sociale.

Le 22 avril suivant, lors que les membres consultent les relèves bancaires, ils constatent que la veuve avait déjà transformé le compte personnel du défunt en compte de succession alors que l’acte de décès du disparu n’avait pas encore dressé et surtout que le jugement d’hérédité ne suivra ne surviendra que le 12 septembre 2021.

Cette transformation représente un fait de faux en écriture privée reprochés à la veuve, aux banques CBC et Bicec. Les plaignantes estiment que les décaissements litigieux se faisaient avec la complicité des  responsables desdites banques.

« Sinon, comment peut-on ouvrir une succession et décaisser d’importants fonds dans les banques sans leur présenter un jugement d’hérédité », s’est demandé le représentant des plaignantes ? Ndjemga Roger a ajouté que dans la période allant de 2008 à 2013 les comptes d’entreprise et personnel de feu Tangang Tsouaghu à la CBC ont connu une saignée de plus de 2 milliards de F pendant que son compte d’entreprise à la BICEC perdait la somme de 160 millions de F. Il ajoute qu’en 2013, la veuve aidée par les responsables de la CBC ont clôturé le compte du défunt pour masquer le forfait.

Roger Ndjemga précise, par ailleurs, que les décaissements décriés ont été effectués par la veuve avant le jugement d’hérédité qui instaurait la co-administration. Le juge commercial qui avait été désigné pour l’administration des biens a remis une certaine somme à ses mandataires ainsi qu’à la veuve.

Mais le problème reste entier étant donné que la fille aînée et sa maman n’ont rien reçu sur les fonds spoliés par la veuve a poursuivi le représentant des plaignantes. « Nous sommes au tribunal parce que la veuve Mme Tangang refuse qu’on table sur les décaissements qu’elle avait effectués sans nous associer. Elle veut que le partage se fasse sur les biens restants. Ce qui n’est pas normal. Nous lui réclamons  300 millions de F qui nous reviennent de droit », a confié M. Ndjemga Roger.

Les débats vont se poursuivre à la prochaine audience prévue le 16 novembre 2021. A cette date, le Tribunal qui sera davantage édifié au sujet des présumées décaissements effectués à la BICEC, devra donner la parole à Mme veuve Tangang, née Bongoume dont la version des faits est très attendue dans cette affaire.

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