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Top 9 des expériences gouvernementales les plus flippantes de l’Histoire

Top 9 des expériences gouvernementales les plus flippantes de l’Histoire


De nombreuses oeuvres aujourd’hui iconiques s’inspirent ou créent de toutes pièces des expériences secrètes et flippantes menées par des gouvernements qui ne reculent devant aucune limite. Qu’on parle de paranormal avec « Stranger Things », d’expériences sur des soldats avec « L’échelle de Jacob », de la pléiade de films de zombies avec les tentatives d’armes bactériologiques, on retombe souvent sur un ressort usé jusqu’à la corde qu’on pourrait résumer à « c’est un coup du gouvernement ». Mais les clichés ne viennent pas de nulle part, et certaines expériences terrifiantes ont réellement eu lieu, je vous propose d’en découvrir certaines, et c’est vraiment pas beau à voir.

1. La greffe de têtes

Ouais, j’ai décidé de commencer avec du lourd puisqu’on va parler d’expériences vraiment flippantes de transplantations de têtes. Ça commence en 1908 quand le scientifique britannique Charles Guthrie collabore avec le français Alexis Carrel pour greffer une tête de chien sur un autre chien. On a observé quelques réflexes mais on a finalement tué l’animal au bout de quelques heures. Pour faire suite à ces travaux, le gouvernement américain a financé dans les années 60 les recherches sur le sujet de Robert J. White qui a tenté de greffer des cerveaux de chiens et de singes sur le corps d’autres animaux. On a observé ce coup ci des résultats différents, les têtes pouvaient avaler, mâcher et les yeux pouvaient répondre au mouvement. Mais les cobayes n’ont pas survécu plus de trois jours. Ensuite les expériences ont été critiquées pour violence contre les animaux. Comprends vraiment pas pourquoi.

2. L’étude de Tuskegee sur la syphilis

Menée de 1932 à 1972 à Tuskegee dans l’Alabama, cette longue étude a créé une énorme polémique. Pour cause, il s’agissait de connaître l’évolution de la maladie lorsqu’elle n’était pas traitée mais sans en informer les sujets. En l’échange de traitements gratuits, d’un repas chaud par jour et de transports gratuits pour la clinique dans laquelle était réalisée l’étude, près de 600 afro-américains ont donc été floués de plusieurs manières. On ne leur a pas énoncé clairement le but des recherches (consentement éclairé), on leur avait dit que l’étude durerait 6 mois (alors qu’elle a duré 40 ans) et on ne les a pas informés de leur diagnostic (on leur disait qu’ils avaient du « mauvais sang »). C’est en 1972 que l’affaire fuite dans la presse et est finalement arrêtée suite au scandale dont elle fait l’objet à l’époque. Bill Clinton, lorsqu’il fait des excuses officielles aux patients en 1997 stigmatisera l’étude de « désastreuse et aussi clairement raciste ». Sale histoire.

Crédits photo (Domaine Public) : Department of Health, Education, and Welfare. Public Health Service. Health Services and Mental Health Administration. Center for Disease Control. Venereal Disease Branch (1970 – 1973).

3. L’Opération Chaton acoustique

Cette expérience menée par la CIA entre 1961 et 1966 avait pour but d’utiliser un chat pour collecter des informations aux soviétiques pendant la Guerre Froide. Pour se faire, ils ont alors greffé une antenne de transmission le long de la colonne vertébrale, une pile et un microphone directement dans le chaton. Le but était alors de laisser l’animal dans des endroits stratégiques afin de récupérer les informations sensibles. Alors que toute l’opération avait coûté près de 20 millions de dollars, le chat est mort écrasé par un taxi juste après avoir été lâché pour sa première mission. Ouais, on appelle ça un échec.

4. L’unité 731

L’affaire remonte à 1932 lorsque par mandat impérial on a créé cette unité de recherche bactériologique militaire dans l’armée Japonaise. Sur le papier, l’unité 731 s’occupait de « la prévention des épidémies et la purification de l’eau », ce qui semble quand même assez bienveillant. Sauf que son véritable projet était de faire des expérimentations sur des humains du style vivisections sans anesthésies et des recherches sur la peste, le choléra et le typhus afin de créer des armes bactériologiques. Hommes, femmes, enfants prisonniers russes, chinois ou coréens étaient donc utilisés par l’unité 731 comme cobayes. On estime entre 300 000 et 480 000 le nombre de victimes des armes créées pendant ces recherches (principalement par largage aérien). L’unité 731 est aujourd’hui reconnue responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et vous pouvez aller voir plus en détail si vous avez le coeur bien accroché (je ne plaisante pas).

5. La greffe de testicules sur les prisonniers

C’était l’idée du docteur Leo Stanley, chirurgien de la prison de Saint Quentin en Californie. Entre 1913 et 1951 il a mené des expériences sur des centaines de prisonniers (près de 600) en leur greffant des testicules d’autres prisonniers exécutés. Il était convaincu que le comportement violent des prisonniers était lié à un taux assez bas de testostérone et pensait donc qu’en augmentant ce taux il abaisserait leurs envies de commettre des crimes. Oui, pourquoi pas après tout. Je vous ai dit que quand il n’avait plus de testicules d’humains sous la main il utilisait celles d’animaux divers ? On se demande si finalement c’était pas lui le mec à enfermer.

6. L’expérience du “chien zombie”

Il s’agit de l’expérience de renaissance des organismes menée en 1940 par les deux scientifiques russes Boris Levinskovsky et Sergei Brukhoneko qui consistait à garder en vie la tête d’un chien grâce à une circulation du sang artificielle. Grâce à une machine « coeur-poumon » appelée « autojektor », une série de vidéos ont été produites, montrant la tête de chien est « ramenée à la vie » et respire. Inutile de vous parler des réactions contestataires de l’expérience ainsi que de la remise en question de la véracité de certaines déclarations, plusieurs scientifiques qui prétendent avoir vu toutes les images du film insistant sur le fait que la tête de chien n’aurait survécu que quelques minutes et non quelques heures comme l’avancent les résultats de Brukhoneko.

7. L’expérience de Stanford

Aussi appelée « effet Lucifer », cette expérience menée par Philip Zimbardo en 1971 visait à étudier la psychologie sociale au travers d’étudiants de l’université de Stanford. Le but était de montrer que les comportements étaient plus influencés par une situation que par une personnalité (autoritaire par exemple). C’est pourquoi les 18 participants avaient d’ailleurs été sélectionnés sur base d’une maturité et d’une stabilité élevées. L’opération consistait à donner le rôle de prisonniers et de gardiens de prisons aléatoirement aux participants. Normalement programmée pour durer deux semaines, l’expérience a été arrêtée après 6 jours à cause de la violence et de la cruauté des « gardiens ». Effectivement on estime que le contrôle à échappé aux organisateurs et plusieurs « détenus » ont souffert de dérangements émotionnels divers au cours et après celle ci. Pour couronner le tout, l’expérience est aujourd’hui hautement critiquée sur la véritable « non-implication scientifique » de Zimbardo qui aurait possiblement influencé le comportement des gardiens.

8. Le Projet MK-Ultra

Dévoilé en 1975, il s’agit d’un projet de la CIA mené de 1950 à 1970 regroupant plusieurs « sous-projets » qui tentaient de travailler sur la manipulation mentale et l’influence du comportement humain. Le contenu de ces opérations étant dans sa majeure partie secret, on estime que certaines de ses facettes pourraient être illégales et qu’il aurait été mené sur de nombreux sujets « non-avisés ». Lorsque le gouvernement demande une enquête après que le magazine Times rende public le projet, de nombreux dossiers ont été détruits au sein de la CIA. On trouve cependant un document recensant les recherches sur des substances travaillant sur le lavage de cerveau, l’hypnose, les confusions mentales, la paralysie, l’amnésie… Bref, beaucoup de choses dont on ne connaitra probablement jamais l’étendue et la nature.

9. Les expérimentations sur la syphilis au Guatemala

Ok donc vous vous rappelez de l’étude de Tuskegee, eh bien celle qui a eu lieu au Guatemala entre 1946 et 1948 d’un commun accord entre le gouvernement américain du président Truman et le président Juan José Arévalo est un cran au dessus puisqu’au cours de celle-ci on a carrément inoculé la syphilis à de nombreuses personnes sans leur consentement. Des soldats, mendiants, prostituées, malades mentaux ont donc été observés après qu’on leur ait refilé diverses maladies sexuellement transmissibles et 83 d’entre eux sont morts. Un rapport de la « commission présidentielle des études des problèmes bioéthiques » mise en place par le président Obama a d’ailleurs pointé du doigt en 2011 des comportements extrêmement abusifs : « Sur 1 308 sujets exposés à une MST, seuls 678 ont une trace de traitement » et suite à deux procès l’affaire est encore en cours.

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