CONSEILS ET ASTUCES TOP10

Top 10 des trucs horribles à savoir sur la fast fashion, cette super industrie

Top 10 des trucs horribles à savoir sur la fast fashion, cette super industrie


Salut mes petites fashionistas et fashionistos. Alors comme ça on aime bien faire du shopping le week-end ? On se pâme devant le dernier t-shirt à la mode ? On se rue sur les promos en ligne ? Bon alors je vous préviens ce top va vous prendre quelque peu à rebrousse poil. Ici on va parler de la fast-fashion et c’est pas joli joli.

Petit point de départ pour clarifier le topo : chaque année sur notre douce planète on achète pas moins de 130 milliards de vêtements, 60 % de plus qu’il y a 15 ans. C’est assez vertigineux, mais pas autant que les informations qui vont suivre. Pour la faire courte : la fast-fashion pollue et tue. Dites adieu à ce t-shirt à 4 euros, s’il vous plaît.

1. Juste après le riz et le blé, le textile est le troisième secteur qui consomme le plus d’eau dans le monde

On estime que la production de textile consomme 4% d’eau potable à elle seule. C’est con parce qu’à la place on pourrait la boire par exemple. Enfin je dis pas ça pour nous hein mais pour les 2,2 milliards de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable. Sans compter que 20 % de la pollution des eaux douces sont causés par la fast fashion…

Du coup à la place d’un achat, on te propose de plutôt boire un verre d’eau et de te dire que c’est quand même chouette l’eau.

2. La fast-fashion tue littéralement

Oui oui et il suffit de regarder pas si loin dans le passé pour en avoir la preuve. 2013, le 24 avril. Le Rana Plaza s’effondre et emporte avec lui la vie de 1138 ouvriers et ouvrières. C’est le symbole même de la fast-fashion qui se trouve frappé en plein coeur. Malheureusement, les conditions des travailleurs du textile ne se sont pas tellement améliorées depuis…

L’immeuble s’est effondré en 2013, provoquant la mort de 1 138 ouvriers et faisant plus de 2 000 blessés parmi les 5 000 personnes des entreprises textiles qui y travaillaient.

Posted by Libération on Tuesday, April 24, 2018

3. Mais ouf pour celles et ceux qui survivent, la fast-fashion crée tout simplement de l’esclavage moderne

Si nos t-shirts n’ont pas tous le goût du sang des ouvriers, ils n’en sont pas moins le résultat d’un processus d’esclavage moderne. Un rapport d’Oxfam met en lumière les conséquences sociales de la mode qui emploie principalement des femmes et des enfants dans des conditions inhumaines (par exemple on compte au moins 50 000 filles dans le sud de l’Inde en situation de travail forcé). Par ailleurs d’après l’OMS, au Bangladesh en particulier, la moitié des enfants issus des bidonvilles se retrouvent dans l’industrie textile dès 14 ans avec des horaires allant jusqu’à 64 heures par semaine pour 30 euros par mois.

Ce pull nous va tout d’un coup vachement moins bien vous ne trouvez pas ?

4. La fabrication d’un seul jean nécessite 5000 à 10 000 litres d’eau

Le jean c’est un peu l’avocat des fringues (pour rappel on cultive seulement 3 avocats avec 1000 litres de flotte, voilà pourquoi on pense que l’avocat c’est de la merde). C’est dommage, ça irait presque bien si l’on se contentait d’une seul jean dans nos garde-robes et qu’on le gardait pour la vie. Comme toujours c’est la surconsommation qui pose problème et aussi… la production du jean. On estime qu’elle nécessite également 2 kg d’engrais chimique et qu’un jean parcourt en moyenne 65 000 km (plus ou moins 1,5 fois le tour de la planète) avant d’atterrir dans notre cabine d’essayage.

Il existe des alternatives sympas comme la marque 1083 qui s’engage par ce chiffre à ne pas faire voyager leurs jeans plus de 1083 km. Mais bon le mieux c’est encore et surtout d’arrêter d’acheter du neuf, voire d’arrêter d’acheter tout court. A la place je vous propose de faire des mots fléchés force 4 c’est hautement plus satisfaisant.

5. Lors de la production textile, sur les 400 milliards de mètres carrés de tissus produits chaque année, 60 milliards sont jetés à la poubelle

Ça commence à faire une grosse poubelle dis donc. Il va sans dire qu’un faible pourcentage (1% seulement) de ces quantités démesurées de tissus sont recyclées.

6. Si l’on ne change rien, les émissions carbone imputées à la fast-fashion vont augmenter de 63 % d’ici 2030

Et si ça continue toujours sur cette voie, le secteur du textile représentera à lui seul 26 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Du coup ce serait cool qu’on change un tout petit peu de trajectoire. Entre nous, est-ce que cette tenue que tu portes actuellement (oui je te parle à toi qui lis ce top) vaut vraiment le coup ? Tu as le droit de répondre oui bien sûr (chacal), mais on te jugera ainsi que le reste de la planète (oui on te jugera uniquement toi, déso c’est tombé sur ta pomme, fallait penser à s’habiller mieux).

7. Les fermes de coton utilisent 16 % de toute la quantité d’insecticide

Alors en soi, c’est pas comme si on était triste parce qu’on voudrait le boire à la place, mais vous l’aurez bien compris : le coton pollue. On peut dire que pour produire un kilo de coton il faut trois kilos de produits chimiques. Donc non seulement c’est de la saloperie pour ceux en première ligne qui cultivent de coton mais aussi en fin de chaîne de production pour ceux qui le portent.

8. Moins de 10 % des vêtements donnés sont réutilisés

Désooooo, mais inutile de vous acheter une bonne conscience en donnant vos vêtements… Comme le montre cet article de Slate, nos dons de vêtements servent le plus souvent à rien. Alors oui c’est toujours mieux que rien mais n’allez pas croire que la jupe à paillettes que vous avez porté uniquement pour une soirée du nouvel an servira à une collecte de vêtements pour migrants ou sans-abri.

9. Et le pire c’est qu’on fait tout ça pour des vêtements qu’on ne porte même pas

Est-ce que c’est pas l’info la plus déprimante de ce top ? Toute cette mascarade qui pollue, qui réduit une partie de la population à l’esclavage tout en continuant d’en priver une autre d’eau potable pour… que 70 % des fringues de notre penderie ne soit jamais portée. En gros, un nouveau vêtement sera porté au mieux 7 à 10 fois avant de finir aux oubliettes du placard…

10. Mauvaise nouvelle : Vinted ne changera pas la donne (loin de là)

Après tout ça on peut se dire qu’acheter des vêtements de seconde main est une bonne solution pour lutter contre le dérèglement climatique, mais c’est bidon. Acheter sur Vinted peut être interessant seulement si vous achetez un produit dont vous avez réellement besoin (un truc qui arrive rarement en ce qui concerne nos fringues soyons honnêtes) remis en mains propres (pour éviter les emballages et l’empreinte carbone inhérente à l’envoi postal). Or nous ce qu’on fait c’est qu’on achète tout et n’importe quoi en se disant qu’au pire on les revendra sur la plateforme. Du coup, le côté écolo marche plus du tout. De toute façon, il n’y a que des gros relous sur Vinted.

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