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Sécurisation du reliquat d’actifs des anciennes entreprises publiques : Motaze siffle la fin de la récréation

Sécurisation du reliquat d’actifs des anciennes entreprises publiques : Motaze siffle la fin de la récréation


Depuis 2006, le cabinet Atou gère sans partage et surtout sans rendre compte à qui que ce soit du reliquat d’actifs de 03 anciennes entreprises publiques privatisées et liquidées au profit du programme d’ajustement structurel qui affecte le Cameroun depuis trente ans. Il s’agit de l’ex ONPC, de l’ex ONCPB et de l’ex RNCFC, fleurons de l’économie camerounaise depuis le lendemain de l’indépendance qui ont tous contribué de manière significative au développement de notre pays mais seront malheureusement décapités par les institutions de Bretton Wood au nom de la démocratisation de la vie publique et l’amélioration des règles de gestion des ressources publiques.

C’est donc environ des centaines de milliards qui seront compromis du jour au lendemain dans cette opération, dont personne n’a jamais fait le bilan, encore moins fait l’inventaire de leurs actifs respectifs au moment des privatisations. Une aubaine qui a clairement profité à plus d’un et même des professionnels des médias, dont certains se taisent, ont bénéficié de la générosité de Lazare Atou. Une affaire qui fait la une des journaux et que, malgré l’intérêt du président de la République, personne n’a osé s’attaquer. Une serrure qui jusqu’à récemment était extrêmement empêchée d’y voir clair malgré toute la bonne volonté de certains compatriotes, dont l’un, Lazare Essimi Menye, a été contraint à l’exil selon des sources fiables pour fourrer son nez là où il ne fallait pas.

Il est également fréquent que Cyrus Ngoh, l’actuel directeur général du Port autonome de Douala, ait échappé à la hache il y a quelques semaines pour avoir osé réclamer la rétrocession par le cabinet Atou du reliquat d’actifs de l’ex ONPC. Une tentative d’enlèvement qui semble s’être clairement retournée contre les commanditaires désormais soudés après une enquête menée par la haute cour des comptes dans les très hautes instructions du président de la république, dont les résultats exposent plus que jamais tous les vices pour lesquels Atou est comptable. Il n’était plus nécessaire à Louis Paul Motaze de décider d’agir avec vigueur conformément aux très hautes instructions du chef de l’Etat, matérialisées par la clôture officielle de la gestion des actifs restants des anciennes sociétés concernées, désormais transférées à la dette société de collecte du Cameroun.

Ni la pression exercée sur Motaze et d’autres cliques ne pourra désormais rien faire dans un contexte marqué par la volonté de Paul Biya de s’emparer de la gorge de tous ceux qui ont pillé ces biens restants, convaincus qu’ils font partie des intouchables de la République.

C’est finalement à croire que Louis Paul Motaze est devenu le pompier officiel des caisses de l’Etat quand on se souvient comment il a évité le réseau Emmanuel Leubou, le seul fonctionnaire au monde à toucher un salaire mensuel d’un milliard de francs CFA pendant dix ans. , aujourd’hui résident de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé.

Fort que le scandale des avoirs restants aboutisse très vite au même résultat grâce à la fidélité à la République et à celui qui incarne ce haut fonctionnaire de l’Etat.

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