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Madagascar : le projet de loi sur l’interruption thérapeutique de grossesse est en discussion

Madagascar : le projet de loi sur l’interruption thérapeutique de grossesse est en discussion


Le projet de loi sur la légalisation de l’interruption thérapeutique de grossesse, qui n’a pas encore été discuté au parlement, est déjà en discussion dans les médias et sur les réseaux sociaux malgaches. Le but de cette loi est de permettre l’interruption de grossesse en cas de danger pour la vie de la mère, de fœtus non viable, d’inceste ou de viol. Images d’un fœtus, instruments de curetage avec le slogan  » non à l’avortement sous quelque forme que ce soit », publié sur Facebook par un député d’Antananarivo opposé à cette proposition, a fait réagir de nombreux internautes. Si certains la soutiennent, d’autres dénoncent une position extrême et prônent l’interruption thérapeutique de grossesse.

Avec notre correspondant à Antananarivo, Laetitia Bezain

Dans la Grande Ile, l’interruption de grossesse est une la criminalité, même lorsqu’il est pratiqué pour sauver la vie de la mère. Une situation qui ne peut plus durer, estime Marie Jeanne d’Arc Masy Goulamaly, la parlementaire qui a proposé cette loi et présidente de la commission Genre à l’Assemblée nationale.

« Je pense qu’il vaut mieux arrêter la grossesse à l’état embryonnaire que de voir des femmes victimes de grossesses à risque, de voir des enfants nés avec des malformations ou des enfants non désirés après un viol, souligne-t-elle. Pour moi, même en tant que catholique, croyant, je regarde vers le côté pratique et je préfère aider les femmes victimes que de suivre à la lettre ce qui est dicté par la religion. Comme pour toute question sociale, il est normal que des discussions aient lieu. J’appelle mes collègues à participer massivement au débat sur cette loi d’interruption thérapeutique de grossesse et je souhaite qu’ils votent pour. dans l’intérêt des femmes. »

En effet, les médecins pratiquent les interruptions thérapeutiques de grossesse. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison pour cela. Une loi est nécessaire pour réglementer cette pratique et protéger les patients et les praticiens, explique le Dr Patrick Ranjohanison, secrétaire général de l’Ordre des médecins de Madagascar.

« Surtout protégez les mères et protégez aussi les médecins »

« Il y a toujours des peurs, même si on doit opérer une grossesse extra-utérine, par exemple, il précise. Il y a de l’inquiétude chez les praticiens, chez les médecins, mais nous le faisons parce que c’est pour sauver des vies. On n’en parle pas. Nous le pratiquons simplement, sachant que c’est illégal. C’est une question morale par rapport à la situation. Il y a aussi une étanchéité interne pour le médecin. « Devrions-nous le faire ? Ne devrions-nous pas le faire ? C’est justement l’importance de ce projet de loi de protéger les mères en particulier, et donc de protéger les médecins, afin qu’elles ne soient pas enfermées pour des pratiques réellement thérapeutiques et qui sauvent des vies. C’est purement technique. Nous ne voulions pas que cela se transforme en un débat houleux. Nous voulions juste proposer une loi qui sauve des vies. »

Il y a quatre ans, les articles sur l’interruption thérapeutique de grossesse ont été retirés de la loi sur le planning familial par les parlementaires. Cette dernière a estimé que ce serait une porte ouverte à une interruption volontaire de grossesse.

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