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Colère des producteurs de coton : il y a de l’électricité dans l’air

Colère des producteurs de coton : il y a de l’électricité dans l’air


Ils accusent les dirigeants de la Cotton Development Company de bloquer le processus de rénovation des bureaux de production dans les régions cotonnières de Bibemi, Mokong, Touboro, Hina et Dogba.

L’or blanc broie le noir ! Il y a de l’électricité dans l’air. Il existe de fortes tensions entre les producteurs de coton des régions Maroua 1 et 2 dans l’Extrême Nord et Bibemi et Touboro dans la région Nord. A l’origine de cette situation se trouve le blocus mis en place par les dirigeants de la Sodecoton pour placer des candidats qui soutiennent leur cause au sein de l’instance dirigeante de l’Association des producteurs de coton.

Dans leur ligne de mire, les producteurs pointent du doigt le directeur de la production agricole de la Sodecoton Oumarou Bouba et le chef de la division de professionnalisation Oumarou Youssoufa pour avoir œuvré à déstabiliser la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC-C) dans le processus de renouvellement en cours. de ses organes directeurs.

Selon le règlement du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobé, l’organisation devrait s’aligner sur le système de gestion actuel de l’Ohada, des organisations de production aux coopératives.

Pour le Minader, la Cnpc-C est une structure autonome et indépendante qui doit mener ses opérations de renouvellement dans le respect des textes et statuts régissant son fonctionnement.

Sur le terrain, cependant, les producteurs de coton sont confrontés à une manœuvre dans le choix de leurs dirigeants. Les responsables de la Sodecoton veulent imposer des candidats sur les salaires de cette entreprise par tous les moyens. Ce que refusent les producteurs.

Face au soulèvement des producteurs de coton, la Sodecoton use de moyens de pression en bloquant le processus de renouvellement. A Dogba et Hina, les chefs traditionnels accompagnés de leurs Doungourous, appuyés par les autorités administratives, se dispersent et interdisent tout regroupement.

« Lorsque nous convoquons une assemblée générale, les chefs traditionnels viennent avec leur appui avide des sous-préfets nous menacer », confie l’un des producteurs de cette région cotonnière. A Bibémi, le sous-préfet Mahamat Tahit et le maire Yédi Armand sont aux commandes depuis le lancement de l’opération.

désordre public

« L’organisation nationale des producteurs de coton est une structure qui défend les intérêts des producteurs de coton. Il n’est pas question pour nous de la faire assujettir par la Sodecoton, sinon nos intérêts seront menacés », confie un membre de l’organisation Touboro.

« A Mokong, par exemple, le leader Bello Bissadou, qui s’oppose au candidat sortant Youssoufa qui revient pour un nouveau mandat, a mobilisé ses complices pour venir perturber les opérations trois fois de suite. Nous avons saisi les autorités administratives, qui ont finalement interdit la réunion jusqu’à nouvel ordre, alléguant un trouble à l’ordre public », témoigne un producteur de la région de Maroua 1 et 2. Au total, le processus électoral est déjà bouclé dans 42 filières coton sur les 47 secteurs.

Dans sa correspondance, le ministre de l’Agriculture et du Développement est clair. Le processus doit être terminé d’ici le 31 décembre 2021.

Selon le calendrier que nous avons transmis au ministre de l’Agriculture et du Développement rural suite à sa correspondance, le processus électoral devrait être terminé d’ici le 23 décembre 2021.

Face à ces nombreuses difficultés, nous ne sommes pas sûrs de respecter l’échéance du ministre. Nous avons saisi l’opportunité du ministre pour dénoncer les agissements des dirigeants de la Sodecoton et nous souhaitons que les autorités administratives nous facilitent la tâche.

L’objectif pour nous est de terminer le processus à temps et que les producteurs de coton soient rassurés sur les choix qu’ils feront sans se laisser intimider », explique Ousman Oumaté, président du conseil d’administration de la Cnpc-vs. À suivre !

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